
| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
Je vis une semaine bizarre.... par la télé que je ne regarde jamais, ou très peu.
Un tragique accident d'hélicoptère en Camargue me permet de retrouver la trace d'un vieux pote perdu de vue: il est là, tout près... il est sous-préfet d'Arles.. je l'ai vu pour la dernière fois à Cotonou....
Le lendemain, le récit à la télé de la tuerie d'Oriol me remet en présence d'un vieux camarade, le commissaire Girel, maintenant directeur central de la police judiciaire, et qui a mené - avec brio - l'enquête sur cette affaire. Il dirigeait la PJ de Marseille, moi la compagnie de gendarmerie de Martigues.
Et j'y retrouve Françoise Llaurens, juge d'instruction qui a instruit cette même affaire. Bien sûr, elle a vieilli, grossi... depuis que je l'ai quittée à mon pot de départ en ...1979, après trois années de travail en commun et une entente exceptionnelle en matière judiciaire. Elle est maintenant Président de tribunal, mais je n'ai pu savoir où.
Et puis ce soir, une émission qui commence par le Cambodge.... et l'on visite en détail le temple de Preah Vihear, perché au sommet d'une montagne à la frontière thaïlandaise... montagne que j'ai escaladée à la course en... 1969... pour prendre des photos dans le temple avec mes élèves-officiers, pratiquement tous massacrés par les nord-vietnamiens quelques mois après. Et j'ai la photo, là, dans mon bureau...
Et l'émission continue par le Bénin... et l'on va à Abomey, que je connais bien... et l'on visite le "palais" des rois d'Abomey, que j'ai visité en détail ( et mieux que dans le film) avec mon "frère" Guézodjé, St Cyrien de ma promotion, ministre des enseignements quand j'étais conseiller finances publiques. Et l'on a droit à une "audience royale", où dansent les grasses épouses de cette vieille fripouille d'Agboli Agbo, roi d'Abomey en exercice, avec son éternel pince-nez et sa dégaine de poussah, dans la cour poussiéreuse où j'ai eu droit à la même cérémonie...
Et je ne parle pas trop, pour ne pas incommoder ma femme avec des souvenirs.
Mais c'est bizarre, tout cela... comme si je revisitais ma vie...